Dans le cadre de leurs activités de banque universelle, les filiales évoluent dans de nombreux pays où la bancarisation demeure marginale
Microfinance
Objectif :
- Accompagner durablement le secteur dans les pays du réseau de détail à l'international
Priorité :
- S'affirmer comme le partenaire de référence des acteurs locaux de la micro finance, notamment sur le continent africain et dans la région Moyen Orient Méditerranée
Faits marquants 2009 :
- Selon le rapport de l’AFD paru en novembre 2009, Société Générale est la banque française la plus engagée en micro finance.
- Deux nouveaux projets de participations qui seront finalisés en 2010.
- Partenariat AFD - Société Générale : soutien appuyé à la microfinance en Jordanie avec une ligne de financement portée à 10M EUR (contre 7M EUR en 2008).
Société Générale a fait le choix de concentrer son intervention en micro finance dans les pays où le Groupe dispose d’une présence de banque universelle. L’approche est mise en œuvre au travers des filiales du réseau international qui sont encouragées à financer leurs institutions de micro finance domestiques .
Cette stratégie répond à un besoin crucial car les lignes de crédit locales sont très recherchées par les institutions de micro finance. Elles leur donnent accès à des ressources en monnaie locale qui ne les exposent pas au risque de change. Les « financeurs » locaux sont des partenaires de long terme ; les relations sont des relations de proximité se fondent sur une confiance mutuelle et se consolident au fil du temps.
L’intervention du Groupe en micro finance prolonge son activité bancaire traditionnelle. Les institutions de micro finance soutenues par Société Générale permettent l’accès aux produits et services bancaires à des populations non bancarisées et irriguent les économies locales. L’état des lieux à fin 2009
Société Générale entretient des relations suivies avec environ 40 institutions actives principalement sur le continent africain. Les principaux pays sont :
- Afrique sub-saharienne : Bénin, Burkina, Cameroun, Ghana, Guinée, Madagascar et Sénégal
- Moyen Orient Afrique du Nord (MOAN) : Egypte, Maroc, Tunisie, Jordanie
- Europe de l’Est : Albanie, Moldavie et Géorgie
Ce ‘focus’ géographique mérite d’être souligné. Le continent africain reçoit seulement 18 % des fonds mondiaux destinés à la micro finance estimés à 14.8 milliards d’euros - source CGAP.. L’intervention des filiales Société Générale dans le secteur constitue donc une source précieuse pour les institutions de la région.
En 2009, les plus grandes institutions clientes ont revu à la baisse leur niveau d’activité et remboursé une partie de leurs concours bancaires. L’année a en effet mis en lumière les vulnérabilités du secteur. Le modèle de croissance rapide qui porte la micro finance depuis plusieurs années en est la cause davantage que la crise financière mondiale. Dans les marchés en forte croissance et concurrentiels, la vigilance dans l’octroi de crédit et le renforcement des capacités ont pâti de l’objectif d’acquisition rapide de clientèle. Ce fut le cas au Maroc, un pays où Société Générale est un financeur important du secteur. Les taux de remboursement se sont dégradés. Les institutions ont réagi vivement pour assainir leurs portefeuilles et réviser leur processus de distribution de crédit et de contrôle. La situation devrait se normaliser en 2010. A fin 2009, nos engagements s’élèvent à 105 M EUR.
Des prises de participations dans des institutions de microfinance africaines :
Cinq filiales ont investi en capital dans des institutions de micro finance qui se sont créées en Afrique sub-saharienne en tant qu’actionnaires fondateurs. Ces investissements concernent :
- Madagascar : AccesBanque Madagascar
- le Ghana : Advans Ghana
- le Cameroun : Advans Cameroun
- la Mauritanie (en attente de l’agrément)
- le Burkina Faso (en attente de l’agrément)
Société Générale est par ailleurs actionnaire fondateur de MicroCred, créé par le groupe PlanetFinance en 2005 pour constituer un groupe d’IMF.
Les investissements en capital sont envisagés en fonction de leur impact social dans des institutions dont les établissements sont convaincus qu’elles ont la capacité de se développer durablement.